Le NPD Présente Un Plan D’action Pour Sauver Les Fonds De Travailleurs

Le gouvernement conservateur doit reculer sur l’abolition du crédit d’impôt

 SHERBROOKE – 10 avril 2013  

Le NPD a présenté mercredi un plan d’action afin de forcer le gouvernement conservateur à reculer quant à son intention d’abolir le crédit d’impôt pour les petits épargnants qui choisissent d’investir dans les fonds de travailleurs comme Fondaction ou le Fonds de solidarité.

 «La décision désastreuse des conservateurs d’éliminer le crédit d’impôt de 15% affectera la classe moyenne et sa capacité à épargner pour la retraite», a affirmé le député Pierre-Luc Dusseault (Sherbrooke).

 Abolir ce crédit est un choix purement idéologique qui n’est pas fondé sur une analyse rigoureuse, estime le NPD. Cela privera nos PME d’un soutien important à leur croissance, nuisant à la création d’emploi dans la région. Avec plus de 10 milliards de dollars investis par les fonds, c’est le coeur de notre modèle économique qui est remis en question.

 «C’est une attaque directe contre le Québec puisque c’est ici que ces fonds sont les plus importants. En effet, sur une compression de 350 millions de dollars, 312 millions toucheront le Québec, ajoute Jean Rousseau (Compton--Stanstead). C’est un autre exemple flagrant qui prouve que les conservateurs abandonnent notre région.»

 Le NPD dénonce cette décision et fera tout pour forcer le gouvernement conservateur à reculer. Une pétition a été lancée et est disponible au bureau de circonscription de tous les députés néo-démocrates. Cette pétition est aussi disponible sur le site web petition.npd.ca/fondstravailleurs qui a été lancé afin d’informer la population des effets néfastes sur l’économie de cette décision unilatérale des conservateurs.

 Dans les prochaines semaines, les députés feront aussi parvenir par la poste un document d’information dans toutes les résidences de la circonscription, invitant la population à signifier son désaccord.

 «En travaillant ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement là-dessus. Faisons-le pour les petits épargnants, les retraités qui vivent des revenus de ces fonds et pour les entreprises d’ici qui comptent sur ces capitaux», conclut M. Dusseault.