Le NPD Dénonce La Décision Irresponsable Du Gouvernement Harper Au Sujet De Nexen

OTTAWA – Le NPD est profondément déçu par la décision du gouvernement Harper d’approuver la prise de contrôle de Nexen par CNOOC sans consultation et sans dévoiler les critères sur lesquels il s’est basé. « C’est une mauvaise blague. D’un côté, les conservateurs avouent que, avec les nouvelles règles, cette transaction ne représente pas un avantage net pour les Canadiens, mais de l’autre, ils décident d’approuver », a souligné le porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles, Peter Julian. « Les Canadiens ont de quoi s’inquiéter des conséquences économiques et environnementales à long terme de cette décision. En effet, dans le passé, ce genre de transaction s’est souvent traduit par des pertes d’emploi au pays», a-t-il insisté. La vente de Nexen à la société d’État CNOOC soulève beaucoup d’inquiétudes mais, surtout, elle permet à un gouvernement étranger de prendre possession de ressources naturelles canadiennes. La majorité des Canadiens ont déclaré y être opposés, notamment en raison du bilan peu glorieux de CNOOC en matière de droits de la personne et de respect de l’environnement et aussi parce que CNOOC se considère elle-même comme un instrument de la politique étrangère chinoise. Au cours des dernières semaines, plus de 80 000 Canadiens ont envoyé des lettres et des courriels au Parlement pour dénoncer le projet de CNOOC. Le NPD a consulté beaucoup de gens, à Calgary comme ailleurs au pays, et a laissé savoir en octobre qu’il ne croyait pas que cette prise de contrôle était dans l’intérêt du Canada.

« Le NPD souhaite des investissements étrangers qui stimulent la recherche, le développement durable et la création d’emploi au Canada, a affirmé la porte-parole en matière d’industrie, Hélène LeBlanc. Depuis plusieurs années, nous demandons une définition claire du concept d’avantage net, une plus grande transparence dans le processus décisionnel et la tenue de consultations publiques. Les conservateurs promettaient depuis deux ans de réviser la loi. Encore une fois, on constate qu’ils n’ont pas tenu parole. »