Des Compressions Qui Nuisent Aux Canadiens Faible Revenu

La disparation du Conseil national du bien-être social entraînera la disparition des données aidant à contrer la pauvreté

Le NPD déplore les compressions infligées par le gouvernement conservateur à Ressources humaines et Développement des compétences Canada dans le cadre du budget fédéral déposé hier. Le financement du Conseil national du bien-être social, l’organisme consultatif représentant la première source canadienne d’information sur la pauvreté au pays, a d’ailleurs vu l’ensemble de ses subventions lui être retiré.

« Tout comme le formulaire long du recensement, le Conseil national du bien-être social fournissait des données fiables sur les taux de pauvreté. Or, les conservateurs ont éliminé le financement dédié à l’organisme, ce qui entraînera dans les faits la fin à ses activités », a déclaré Carol Hughes, députée d’Algoma-Manitoulin et vice-présidente du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées.   

« Le plus récent rapport du Conseil, Le sens des sous pour résoudre la pauvreté, établit de manière crédible l’argument voulant que les investissements en matière de réduction de la pauvreté permettent de réaliser des économies à long terme. Plutôt que de faire bon usage de cette information et d’investir là où les besoins se trouvent, les conservateurs ont choisi de mettre la clé dans la porte de l’organisme. »

Fondé en 1969 en tant qu’organisme consultatif gouvernemental, le Conseil national du bien-être social a conseillé le ministre sur des questions de politiques sociales et permettait aux Canadiens, particulièrement ceux à faible revenu, de faire connaître leur point de vue au gouvernement. À partir de 2013-2014, l’organisme ne recevra plus de financement.

« Voici un autre exemple des choix irréfléchis de ce gouvernement conservateur qui préfère distribuer des réductions d’impôt aux grandes entreprises plutôt que d’investir dans nos services sociaux. Les Canadiens méritent mieux », a conclu Mme Hugues.